Revenir en haut

close
Actualités

Robert Lewandovski reste chez Pini Zahavi

Alors que de nombreux médias annonçaient que Robert Lewandsovki avait changé d’agent, il n’en est rien. L’attaquant du FC Barcelone est toujours représenté par Pini Zahavi et sa compagnie Gol International. Neanmoins, RL9 a signé ce mardi chez CAA Sports mais uniquement en ce qui concerne les partenariats commerciaux. L’agence américaine ne s’occupera donc pas des contrats sportifs de l’international polonais. L’israélien Zahavi s’occupe des intérêts de Lewandovski depuis plusieurs années maintenant et est considéré comme l’un des plus grands agents de l’histoire du football. La belle histoire continue donc…   https://twitter.com/caa_sports/status/1650843404643835905?s=20

Actualités

La FIFA enregistre plus de 6000 candidatures pour son examen sur les agents de joueurs

Pour son premier examen à l’obtention de la licence des agents de joueurs, la FIFA fait carton plein. Au total, 6 586 candidat(e)s provenant de 138 associations membres des six confédérations ont demandé à passer l’examen de la FIFA pour les agents lors de la session du 19 avril prochain. Il s’agit du premier examen de ce type depuis l’entrée en vigueur du Règlement sur les Agents de la FIFA en janvier 2023. Le nombre de candidatures reçues illustre incontestablement l’enthousiasme que voue le nouveau cadre juridique des agents auprès des professionnels du secteur. L’introduction d’un système d’octroi de licence est une composante clé du Règlement sur les Agents de la FIFA, car elle permet de renforcer les standards professionnels et éthiques du métier d’agent et ainsi d’améliorer la qualité des services fournis aux clients dans le monde entier. "Le nombre important de candidatures reçues confirme qu’énormément de personnes veulent travailler avec le nouveau cadre règlementaire, qui apportera davantage de certitudes en introduisant des règles claires sur les niveaux de service standards que les agents doivent fournir à leurs clients", a expliqué Emilio García Silvero, Directeur Juridique et Conformité de la FIFA. Des sessions supplémentaires sont prévues le 20 septembre 2023, ainsi qu’en mai et novembre 2024. À l’issue de la période de transition actuellement en cours, qui s’achève le 1er octobre 2023, les agents devront obligatoirement détenir une licence. https://twitter.com/ghanafaofficial/status/1646254624645566468?s=20  

Actualités

World Soccer Agency rompt sa collaboration avec Gianluca Scamacca

World Soccer Agency a mis un terme à sa collaboration avec Gianluca Scamacca, a annoncé l’agence ce mardi. Certains disent non. Dans un football habitué aux querelles d’agents pour les procurations et les commissions relatives au contrat des joueurs, il y a aussi ceux qui laissent partir un joueur, fût-il talentueux, pour « raisons personnelles et professionnelles ». C’est ce qui s’est passé entre la WSA d’Alessandro Lucci et Gianluca Scamacca, l’attaquant de 24 ans, qui évolue à West Ham. La relation du Romain avec WSA avait débuté lors de sa dernière année Sassuolo (saison 2021/2022) et avait réussi à obtenir d’abord un renouvellement de contrat puis un transfert en Premier League. « La World Soccer Agency d’Alessandro Lucci annonce qu’elle a unilatéralement mis fin à la relation professionnelle avec Gianluca Scamacca – a écrit la WSA dans une note -. Bien que la volonté du joueur était de continuer ensemble, l’agence a décidé de mettre fin à la collaboration par le mandat professionnel actuel, depuis que les conditions personnelles et professionnelles qui avaient conduit à accueillir Scamacca avec enthousiasme, engagement et affection dans la famille WSA ont cessé. le travail accompli, les résultats obtenus et les grandes opportunités économiques et de carrière garanties au joueur pendant la période passée ensemble ».   https://twitter.com/soycalcio_/status/1630598710450352128?s=46&t=8O1IWJ5SnDHIj_E5JkqHQA

Agents au féminin

Rafaela Pimenta : « lorsque Mino Raiola est parti, je me suis demandé si je continuais ou pas »

Foot Mercato : bonjour Rafaela, pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ? RP : je suis avocate, je suis brésilienne, j’habite en Europe depuis très longtemps. Je suis venue parce que Mino Raiola m’a invité à créer la société avec lui et on a travaillé ensemble pendant au moins 25 ans. FM : à propos de Mino, comment avez-vous géré sa maladie ? RP : on a tous été pris par surprise avec la maladie de Mino, c’était totalement inattendu. Tout s’est passé très vite. Du moment où on a appris qu’il était malade, notre préoccupation principale était surtout son bien-être, ses soins et sa situation médicale. FM : vous étiez très proche tous les deux, l’un avec un rôle plus dans l’ombre et un autre plus sur le devant de la scène… RP : déjà la vérité, c’est que Mino a arrêté de travailler au mois de décembre 2021, et on a perdu Mino le 30 avril 2022. Mino et moi étions associés depuis des années. Bien évidemment, on faisait le jeu où Mino faisait le « one man show » et se mettait en avant. Mais en réfléchissant bien, c’est impossible pour un être humain de faire tout ça. Même si Mino travaillait tout le temps. La société existe depuis très longtemps, elle est basée à Monaco où on a des employés fixes et aussi des collaborateurs ponctuels. C’est comme ça que ça se passe dans le football. Dans les clubs, chez les agents, on travaille tous avec notre réseau d’observateurs. Depuis des années, on a un réseau qui passe par la France, Italie, les Pays-Bas, l’Angleterre, le Brésil, l’Espagne, etc.. «Ça a toujours été notre choix de ne pas avoir une grosse quantité de joueurs» FM : qu’est-ce qui a fait la réussite de votre agence selon vous ? RP : on a toujours travaillé avec un groupe restreint. Et la raison pour laquelle nous avons fonctionné ainsi, c’est que Mino et moi avons toujours cru à l’idée du management sur mesure. C’est-à-dire qu’on veut être proche des joueurs, à côté d’eux, connaître tout de lui, sa famille, sa vie parce que l’évolution d’un joueur de foot va au-delà du terrain. On pense que ce n’est pas possible de le faire en trop gros nombre. Ça a toujours été notre choix de ne pas avoir une grosse quantité de joueurs. Les joueurs qu’on a choisi de suivre, on a fait un choix suite au rapport humain qu’on avait avec eux, et le ressenti. Peut-être que quelqu’un est très bien, mais cette personne n’est pas bien pour toi. FM : mais Mino est parti. De quoi chambouler cet écosystème bien rodé non ? RP :après le départ de Mino, je me suis retrouvée dans une situation très particulière. On a fait un parcours ensemble pendant toutes ces années. Je me suis posé la question : « est-ce que je continue ou pas ? » Une question légitime et totalement valable quand tu perds ton associé surtout qu’on avait tout fait ensemble durant toutes ces années. Et ça s’est passé presque pendant le mercato. Du coup, je n’ai pas eu le temps de faire toute cette réflexion. Lors des funérailles de Mino et alors que j’ai un joueur qui m’appelle pour me demander ce qu’on fait vu que Mino n’est plus là, le joueur est en instance de transfert, je dois lui fournir une réponse rapide… Ca s’est enchaîné, avec le joueur avec le club, et après un autre joueur, etc. Et là je me suis dit : « ca y est la réponse elle est donnée. Les joueurs sont là, je suis là et il faut le faire. » On enchaîne le mercato estival, comme à chaque fois avec toute notre énergie et notre engagement et on a fait ce qu’on avait à faire, c’est-à-dire bien s’occuper de nos clients. Et à la fin du mercato au mois de septembre, je me suis dit, je continue. Après la perte d’une personne aussi fondamentale pour la société que Mino, il m’a fallu rapidement penser à faire une restructuration. «Cela aurait été irresponsable et arrogant de ma part de penser que moi, je pouvais faire les choses toutes seules» FM : c’est là que vous faites vous aussi votre mercato en récupérant deux éléments… RP : à ce moment-là je me dis : quelles sont les choses que je dois faire pour continuer à offrir au joueur le même niveau d’engagement, de service ? Parce que cela aurait été irresponsable et arrogant de ma part de penser que moi, je pouvais faire les choses toutes seules. Parce que je ne faisais pas les choses en solo, je les faisais avec Mino. Mais il n’est plus là, donc il fallait trouver une organisation pour que ceux qui m’ont donné leur confiance pendant le mercato ne regrettent pas leur choix et continuent avec moi. J’ai fait ces choix avec le fils de Mino, Mario. Ensemble, nous avons beaucoup discuté sur où on va et ce qu’on va faire. Après réflexion et beaucoup d’échanges, nous avons fait notre plan sur les prochaines années et à ce moment-là, coup de chance, je me rends compte que Maxwell a quitté l’UEFA pour des raisons personnelles. On se connaît depuis longtemps, on a travaillé ensemble durant sa carrière notamment au PSG et en discutant ensemble, je lui dis : « viens travailler avec moi ça me ferait trop plaisir ». Et Maxwell est arrivé quelques mois après dans l’agence, à la fin de l’année 2022. Et comme dans la vie, il se passe des choses parfois bizarres, il y a une autre personne qui est arrivée parce que lui aussi voulait voir autre chose. Depuis le mois de janvier 2023, on a quelqu’un avec nous qui s’appelle Massimiliano Sorgato qui était le responsable du recrutement à l’AC Milan et l’entraîneur d’équipe de jeune à l’AC Milan pendant plusieurs années. Et il est venu aussi pour nous donner encore plus de poids au niveau technique. On a aussi toute une structure pour le développement de l’image, des réseaux sociaux, de la communication, etc… «C’est très compréhensible donc de voir Vincenzo Raiola vouloir suivre son propre chemin» FM : une organisation où n’apparaît plus Vincenzo Raiola.. RP : oui. J’ai vu que vous avez écrit mardi un article par rapport à Vincenzo Raiola qui a collaboré plusieurs années avec nous. C’est le cousin de Mino, parfois les gens pensent que c’est son fils, mais c’est bien son cousin. Si vous me permettez, je vais parler de choses assez personnelles qui touchent la société, mais qui sont pour moi importantes d’être précisées. Il n’y a aucun conflit entre lui et moi. Vincenzo et moi on s’est parlé. Je lui ai toujours dit que cela me faisait plaisir d’être en collaboration avec lui. Mais c’est difficile pour moi de contenter tout le monde. J’essaie de le faire tant que je peux aux limites de ce que je peux faire. Il y a une mission principale dans cette société : gérer les joueurs. Je le prends comme une grande responsabilité et ce n’est pas un jeu d’enfant. On ne le fait pas par rapport à notre réseau, pour se faire voir. On fait de l’argent et c’est normal, car c’est un travail mais c’est une responsabilité avant tout. Alors oui ce n’est pas facile de contenter tout le monde. C’est très compréhensible donc de voir Vincenzo vouloir suivre son propre chemin depuis décembre, et c’est totalement acceptable. Mais là où c’était important d’apporter une précision, c’est que Vincenzo n’est pas parti avec des joueurs de la société, ce n’est pas vrai, c’est là qu’il y a une petite imprécision. FM : vous voulez parler des joueurs qui sont partis avec Vincenzo que nous avons mentionnés (Ismaël Bennacer notamment) dans l’article ? RP : Ismaël Bennacer (AC Milan) n’a jamais été avec notre société. Donc il ne nous a rien pris puisqu’il n’était pas au sein de notre structure. Et Mohamed Fares (Lazio Rome), un autre nom cité dans l’article travaillait déjà avec lui. C’est important de bien mentionner cela, car cela peut prêter à confusion. «Erling Haaland, il ne m’appartient pas. C’est mon client, il m’a donné sa confiance, je dois la mériter chaque jour» FM : pouvez-vous nous parler de vos joueurs, ceux qui sont chez vous et qui vont continuer à faire briller votre structure ? RP : une chose importante : les joueurs pour moi ne sont pas des objets. Je suis incapable de dire : « j’ai ça ». Je n’ai rien, ce sont mes clients. Devant moi j’ai un parfum, il m’appartient. Erling Haaland, il ne m’appartient pas. C’est mon client, il m’a donné sa confiance, je dois la mériter chaque jour, je dois être droite et discrète par rapport à tout ce qui touche sa vie et sa situation. Je trouve que c’est de mauvais goût de vous faire une liste de joueurs comme si c’était une liste de shopping. C’est la manière dont je veux faire évoluer la société. Je sais que ce n’est pas forcément ce que vous attendez vous les médias ou ce que font d’autres agents qui disent : « j’ai ça, j’ai ça, j’ai ça comme joueurs ». Je respecte ça, mais moi je suis là pour rendre un service et mes clients peuvent toujours compter sur moi en toute discrétion. Après si c’est important pour le joueur que je parle de lui, je le fais avec plaisir. Par exemple, je prends l’exemple de Paul (Pogba). Imaginons, Paul est transféré ou il va signer un gros contrat de sponsoring, là je peux parler de lui. Je parle de Paul pour le mettre en évidence, pour le valoriser. Mais parler de Paul pour parler de Paul, c’est non, ce n’est pas un trophée. C’est ma vision des choses. FM : de votre côté, quels sont les projets à court terme au sein de votre agence ? RP : on parle de construire, notre vision est d’être dans la positivité et de parler de belles choses. Par exemple, il y a quelques jours, nous avons fait signer 5 nouveaux joueurs au sein de notre agence. Parmi ces joueurs, on a de futurs grands talents du football tels que Adam Bakoune, un latéral droit de 16 ans italo-marocain qui est international U16 italien et membre important de la Primavera de l’AC Milan. On a signé également Michael Dokunmu, un milieu offensif sud-africain de 16 ans, déjà pro au Vitesse Arnhem aux Pays-Bas. On a récupéré un joueur international français espoir aussi mais on ne peut pas encore donner son nom. Cela me fait énormément plaisir, c’est un honneur, une responsabilité, mais on est heureux d’avoir récupéré de nouveaux talents. Ça nous donne encore plus de motivation, car on croit en ce qu’on fait. Autre chose positive au sein de notre agence, on va annoncer bientôt un des plus gros contrats de sponsor de cette génération. Même deux très grosses nouveautés au niveau contrat de sponsoring. On va beaucoup en parler, ça va faire vraiment plaisir aux gens, cela va être une chose historique…

Agents au féminin

L’empire Rafaela Pimenta découpé en morceaux !

Avril 2022. Mino Raiola s’éteint à l’âge de 54 ans. L’un des 5 agents de joueur les plus puissants du monde, qui a cumulé au cours de sa carrière plus de 847,7 millions de dollars en contrats, et donc de juteuses commissions, laissait un incroyable empire derrière lui. Une agence constituée de quelques grosses personnalités qui ont pris la suite logique à l’emblématique Mino qui laissait pourtant un vide énorme. Rafaela Pimenta, l’avocate brésilienne présente aux côtés de Raiola depuis plus de 20 ans, prenait alors le relais pour diriger la galaxie Raiola avec à ses côtés le cousin Vincenzo Raiola, mais également Jose Fortes, un Espagnol au cœur de l’organisation. Après quelques mois de transition, tout ce petit monde a décidé d’un commun accord de ne plus poursuivre l’aventure ensemble et à la suite de différentes discussions menées entre Rafaela Pimenta, Maxwell, Zlatan Ibrahimovic, l’ancien joueur du PSG et ancien protégé de Mino Raiola, Vincenzo Raiola. L’avocate brésilienne va continuer à diriger l’agence aux côtés de l’ancien latéral gauche international brésilien. Si de nombreux joueurs vont quitter le navire, certains autres vont rester aux côtés de Pimenta, à commencer par Zlatan Ibrahimovic et Paul Pogba, très attachés à l’avocate, comme le prouvait d’ailleurs le documentaire consacré au champion du monde 2018 sur Amazon. Le cas Erling Haaland est quant à lui un peu spécifique puisque Raiola gérait les intérêts de la star norvégienne avec son père. De leur côté, Alphonse Areola et Xavi Simons pourraient eux aussi décider de ne pas partir avec Vincenzo Raiola, agent enregistré à la FIFA. https://twitter.com/santi_j_fm/status/1625533424495693825?s=46&t=LTG4pdg2iiJmJyA5OgC10A D’autres départs à venir au sein de l’agence Raiola… Ce dernier, qui semblait d’ailleurs tout désigné pour succéder à son cousin Mino, va quitter le navire et emmener avec lui plusieurs joueurs et non des moindres puisque Ismaël Bennacer (AC Milan) fraîchement récupéré, Stevi Mavididi (Montpellier), Mohamed Fares (Lazio Rome) et bien d’autres vont le suivre. Mais une troisième scission pourrait intervenir rapidement avec d’autres joueurs de l’agence en instance de départ. En effet, le très prometteur Ryan Gravenberch (Bayern), Calvin Stengs (Antwerp) ou encore Brian Brobbey (Ajax) pourraient eux aussi quitter le navire. Résultat en moins d’un an, plus de la moitié de l’empire constitué par Mino Raiola pourrait ainsi être amputé. Un sacré chambardement suivi avec intérêt par les clubs, mais aussi par les autres agents qui pourraient profiter de la situation pour tenter de récupérer quelques joueurs dans le doute, comme Stefan de Vrij (Inter Milan), qui a rejoint ces dernières semaines Federico Pastorello ou encore Moïse Kean. L’ancien attaquant du PSG, qui évolue à la Juventus, a d’ailleurs rejoint fin décembre l’agence World Star Agency après de nombreuses années de collaboration avec Mino Raiola… Source : Foot Mercato

Actualités

FC Barcelone : Alex Baldé fait confiance à Jorge Mendes pour sa prolongation

Nouveau phénomène tout droit sorti de la Masia, Alejandro Balde a tout pour s’imposer au plus haut niveau avec le FC Barcelone. Lui qui a mis sur le banc l’indéboulonnable Jordi Alba, il a grandement participé au renouveau du Barça depuis que Xavi est la tête du vestiaire catalan. Et comme souvent avec un jeune du centre de formation des Blaugranas qui explose avec l’équipe première, ce dernier voit sa côte grimper auprès de plusieurs clubs en Europe. Mais l’actuel leader de la Liga compte conserver le latéral gauche de 19 ans, dont le contrat expire le 30 juin 2024. Dans un entretien accordé à Sport, l’international espagnol a évoqué une possible prolongation. « Il est vrai que Jorge (Mendes) était ici l’autre jour pour parler avec Laporta et qu’ils ont eu des discussions. Mon intention est de rester ici, mais je ne sais pas ce qui pourrait se passer à l’avenir, je laisse tout entre ses mains, je lui fais confiance autant que possible et j’espère que tout sera résolu. » https://twitter.com/footmercato/status/1625838531011543040?s=46&t=LTG4pdg2iiJmJyA5OgC10A Pour rappel, l’Espagnol est devenu un joueur de Jorge Mendes en mars 2021. Il devenait ainsi à l’époque le deuxième joueur du club catalan à rejoindre la Gestifute après Ansu Fati. https://twitter.com/albert_roge/status/1372903259506085893?s=46&t=LTG4pdg2iiJmJyA5OgC10A

Réglementations

Réglementation : La FIFA crée un groupe de travail sur les agents de football

Empêtrée dans une vaste vague de contestation depuis la publication de sa nouvelle réglementation sur les agents de joueurs en décembre dernier, la FIFA fait face à une vague de critiques sans précédent par les plus grands de la profession. En effet, Jorge Mendes, Jonathan Barnett et bien d’autres encore ont manifesté contre la mise en place du nouveau système via des organisations regroupant plusieurs agents à l’instar de The Football Forum. Les agents ont même décidé d’engager des poursuites judiciaires contre la Fédération internationale car ils s’insurgent contre certaines mesures dont la plus importante est le plafonnement des commissions. Pour rappel, la FIFA a décidé de reprendre les choses en main dans le secteur de la représentation après avoir laissé la liberté à chaque fédération de s’organiser sur le sujet en mai 2015. Depuis, les choses ont bien changées. https://twitter.com/fifamedia/status/1622586004317036545?s=46&t=RL9IFt4Bldhi_VWtMqCSkQ Pour faire face à toutes ces critiques sur son système, la FIFA a fait appel à un organe consultatif composé de 18 représentants du monde entier pour échanger sur le Règlement des agents de football « Suite à l'entrée en vigueur du Règlement de la FIFA sur les agents de football (FFAR), la FIFA a établi aujourd'hui un groupe de travail sur les agents de football composé de représentants des parties prenantes du football professionnel et des organisations d'agents du monde entier. Ce groupe de travail agira en tant qu'organe consultatif permanent pour les questions relatives aux agents de football, y compris la mise en œuvre pratique du nouveau cadre, ainsi que les éventuels amendements ou changements futurs du FFAR (FIFA Football Agents Régulations, ndlr). » Les agents et représentants d’organisations nommés par la FIFA au sein de l’organe consultatif  : Paddy Dominguez, agent de football, Australie Gregor Reiter, avocat, Allemagne José Luis Díaz Arin, agent de football, Argentine Arturo Canales, agent de football, Royaume-Uni Adolfo Hernández, agent de football, Costa Rica Ondřej Zvára, agent de football, République tchèque Anuj Kichlu, agent de football, Inde Michael Sodeke, agent de football, Nigeria Maria Karlsson De Cecco, agent de football, Suède Mario Flores, chef du service juridique des sports de l'ECA, Mexique Nelson Ferro, agent de football, Uruguay Ben Rees, responsable de la réglementation juridique de la Premier League anglaise, Royaume-Uni Natalia Simeone, agent de football, Argentine Manuel Manzo, agent de football, Mexique Marcos Serioux, agent de football, Canada Alvaro Torres, agent de football, Espagne Helmuth Wennin, agent de football, Colombie Roy Vermeer, directeur juridique de la FIFPRO, Pays-Bas. La FIFA justifie la création d’un tel groupe « La création du groupe de travail est une initiative clé qui nous permettra de poursuivre notre dialogue constructif avec les organisations d'agents du monde entier concernant la mise en œuvre du nouveau cadre et tout changement potentiel à l'avenir. Conformément au vaste processus de consultation mis en œuvre ces dernières années, la FIFA reste attachée à un échange ouvert au sein du nouveau cadre réglementaire », a déclaré Emilio García Silvero, directeur juridique et de conformité de la FIFA. Si le système est contesté par les caciques de la profession, ça n’a pas d’empêché la nouvelle génération d’agents à candidater pour la licence FIFA. En effet, suite à l'entrée en vigueur du FFAR, la FIFA a annoncé avoir déjà reçu 2 249 demandes de licence via la plateforme des agents de la FIFA. Ces demandes proviennent également du monde entier : UEFA : 57% des demandes, CAF : 12% des demandes, CONCACAF : 12% des demandes, CONMEBOL : 10% des demandes, AFC : 8% des candidatures et OFC : 1% des candidatures. Les candidats admissibles à l'examen d'agent de football de la FIFA auront la possibilité de passer cet examen le 19 avril et le 20 septembre de cette année.

Agences

Les 10 agences sportives les plus riches en 2022

Avec notamment Heung Min Son, Kingsley Coman ou encore Richarlison dans le pool des athlètes, l’agence CAA est la plus bankable du sport, en 2022. Neuvième année consécutive de leadership, dans son secteur, tel que le groupe s’en félicite sur les réseaux sociaux. Et une domination accentuée par les fusions successives et l’absorption d’autres acteurs du marché. En 2022, l’agence sportive CAA est la plus riche et puissante dans son domaine, tel que l’apprécie Forbes, au classement qu’il réalise chaque année. L’agence CAA est la n°1 mondiale CAA veille notamment dans le football aux intérêts du défenseur Raphaël Varane, mais aussi de Jorginho, Kyle Walker ou de l’Anglais le plus cher, Jack Grealish. Mais l’agence s’étend au-delà, dans le basket, le hockey ou le foot US. Son portefeuille d’athlètes pèse plus de 14 milliards de dollars de contrats en cours, cela vaut pour ses représentants, presque un milliard de dollars d’équivalence en commissions. You First, la seule européenne dans un top 20 dominé par les US Il n’y a dans le top 10 des agences sportives les plus riches en 2022 (et même jusqu’au top 20) qu’une seule entité qui ne soit pas basée aux Etats-Unis : YouFirst, qui siège à Madrid, la capitale d’Espagne. Elle gère notamment les carrières de la double Ballon d’or, Alexia Putellas, du meneur NBA, Ja Morant, ou le joueur du PSG, Fabian Ruiz. Les 10 agences sportives les plus riches en 2022 1. CAA (2 900 clients estimés) = 971 M$ de commissions 2. Wasserman (2 000) = 733 M$ 3. WME Sports (790) = 588 M$ 4. Excel Sports Management (450) = 499 M$ 5. Octagon (710) = 212 M$ 6. Boras Corporation (110) = 206 M$ 7. Roc Nation Sports (190) = 203 M$ 8. Athletes First (240) = 181 M$ 9. Klutch Sports Group (120) = 100 M$ 10. You First (860) = 93 M$ https://twitter.com/fos/status/1593366835155685379?s=46&t=Sn1JPYr58_qYYyBPzRXl-g

Réglementations

Règlementation : La décision Andy Webster 

S’il est vrai qu’Andrew Webster, plus communément connu sous le nom d’Andy, a eu une carrière de footballeur honorable passée entre l’Ecosse et l’Angleterre, il est loin d’être connu pour ses prouesses sur les terrains. Et pourtant, à l’instar de Bosman 10 ans plus tôt, son transfert en 2006 bouleversera les relations entre les clubs et leurs joueurs. En effet, le footballeur professionnel écossais a été le premier joueur à invoquer avec succès l'article 17 du Règlement du Statut et de transfert des joueurs de la FIFA, qui permet à un joueur de moins de 28 ans de mettre fin à son contrat après trois ans (et aux joueurs plus âgés de le quitter après deux ans) sans encourir de sanctions sportives.  Rappel des faits  La genèse du « Webster Ruling » remonte à plus de deux décennies lorsque la Commission européenne a menacé d'interdire le système de transfert au sein de l'UE parce qu'il portait atteinte à la « libre circulation » des joueurs par rapport aux autres travailleurs. La FIFA a immédiatement réagi et en 2001 a promulgué "l'article 17" qui traitait des "conséquences de la résiliation d'un contrat sans motif valable". Le premier joueur à utiliser la disposition était Andy Webster, né à Dundee. La décision de Webster a été largement débattue en Écosse et au Royaume-Uni à l'époque et certains observateurs ont estimé que cela équivalait à la « décision Bosman » de 1995.La décision du TAS était considérée à l'époque comme faisant pencher la balance en faveur des joueurs et que Webster allait soi-dit en passant être le premier de nombreux joueurs à déclencher l'article 17.  https://twitter.com/FIFPRO/status/701680284471791616?s=20&t=rWddKy3vEaAqarhKo7ef5g La sentence Webster prononcée par le Tribunal du Sport (TAS) le 30 janvier 2008 offre une interprétation singulière de l’article 17 du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ) de la FIFA, article cardinal régissant les conséquences et sanctions à l’encontre des clubs et joueurs professionnels de football reconnus responsable d’une résiliation unilatérale d’un contrat de travail sans juste cause. Dans les faits, le jeune espoir écossais de 18 ans, Andy Webster s’était engagé durant l’été 2001 en faveur du club de Heart of Midlothian (Heart) pour un contrat d’une durée de quatre ans. Heart avait obtenu le transfert du Joueur en provenance du club d’Arbroath contre 75 000 GBP. En 2003, le Joueur a prolongé son contrat avec Heart jusqu’en juin 2007. Le Joueur est peu à peu devenu un élément clé de l’équipe, si bien que le club écossais a souhaité sécuriser davantage son avenir sur le long terme en lui soumettant une nouvelle offre de prolongation. Désireux quant à lui de poursuivre sa carrière dans un club d’une plus grande envergure, le joueur a décliné l’offre. [caption id="attachment_8553" align="alignnone" width="300"] Andrew Webster sous le maillot de Hearts[/caption] Ce refus a entraîné une réaction de la part de Heart, qui a décidé de le reléguer sur le banc des remplaçants pendant une grande partie de la saison 2006-2007. Mécontent du traitement qui lui était réservé par le club qui l’avait révélé, le Joueur a alors décidé de résilier unilatéralement son contrat de travail et s’est engagé dans la foulée pour le club anglais de Premier League : Wigan pour un contrat de trois ans en tant que joueur libre.  Les dirigeants du club écossais estimant la rupture du contrat abusive avaient saisi la FIFA. [caption id="attachment_8554" align="alignnone" width="300"] Andrew Webster sous le maillot de Wigan[/caption] La chambre de résolution des litiges de la FIFA avait donc été saisie par Hearts afin d’estimer l’indemnité qui devait être versée par le joueur à son ancien club. Celle-ci était estimée à 837.000€ au titre des salaires restants que le joueur aurait perçus jusqu’au terme du contrat, ainsi que l’indemnité de formation et les dommages et intérêts liés à la rupture. Wigan était solidairement responsable. Nonobstant, le club écossait étant mécontent de la décision avait saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) estimant que l’indemnité devait être évaluée au regard de la valeur du joueur sur le marché des transferts, soit une somme approximative de 5,3 millions d’euros. Andrew Webster de son côté estimait que l’indemnité évaluée par la FIFA était trop élevée, celle-ci ne devant pas excéder le strict cumul des mois de salaire restant à courir. L’article 17 du Règlement du Statut et du Transfert du Joueur de la FIFA a été au coeur de cette sentence. Pour rappel, cette disposition entend garantir le maintien de la stabilité contractuelle, érigé comme un principe fondamental des règlements FIFA. Pour ce faire, contrairement au droit commun du travail, dans lequel un employé n’aura pas en principe à payer une quelconque compensation à son employeur s’il décide unilatéralement de mettre fin prématurément à son contrat de travail, des sanctions économiques et sportives sont attachés si l’un des acteurs du football professionnel est reconnu coupable d’un tel comportement. Ainsi, en vertu de l’article 17.1 du RSTJ de la FIFA, le joueur ou le club responsable d’une résiliation unilatérale sans juste cause de son contrat de travail est dans tous les cas tenus de verser une compensation financière à l’autre partie. Afin de déterminer le niveau d’indemnisation approprié, l’article 17.1 pose trois critères devant être pris en compte : le droit national du pays concerné (1) ; le principe de spécificité du sport (2) ; et enfin, tout critère objectif de l’espèce permettant de déterminer le montant de l’indemnité due (3). De plus, dans le cas d’une résiliation par un joueur professionnel, l’article 17.2 prévoit la responsabilité sans faute du nouveau club du Joueur coupable d’une résiliation sans juste cause. Ainsi, ce dernier sera solidairement tenu envers le club victime du paiement de l’indemnisation, et ce peu importe qu’il ait eu une influence ou non dans la décision de résiliation prise par le joueur. Enfin, les articles 17.3 et 17.4 prévoient que lorsque la résiliation du contrat de travail intervient pendant la « période protégée », des sanctions sportives pourront en plus être prononcées à l’encontre du joueur (interdiction de jouer de 4 ou 6 mois pour le joueur) ou du club directement ou indirectement responsable (interdiction de recrutement pour une ou deux fenêtres de transfert). Pour rappel, la période protégée est une période de temps (3 ans pour les joueurs de moins de 28 ans ; 2 ans pour les joueurs plus âgés) au cours de laquelle, en fonction de l’âge du joueur au moment de la signature du contrat, le joueur peut rompre unilatéralement son contrat sans recevoir de suspension (i.e. sanction sportive).  En l’espèce, il était acquis et non contesté que le Joueur avait résilié unilatéralement et prématurément son contrat de travail avec Heart sans juste cause, en dehors de la période protégée. Par conséquent, si aucune sanction sportive ne pouvait être prononcée à l’encontre du Joueur ou de Wigan, une compensation financière devait être accordée à Heart. En l’absence de clause libératoire prévue dans le contrat, les arbitres du TAS ont dû déterminer le montant de l’indemnité dû à Heart en utilisant les critères de l’article 17.1 du RSTJ de la FIFA. Ce faisant, le TAS a constaté le manque de clarté des trois critères prévus à l’article 17.1. Par conséquent, désireux de rendre les décisions prises sur le fondement de l’article 17 les plus prévisibles possibles afin de garantir la sécurité juridique des acteurs du football, le TAS a profité de la sentence Webster pour définir et préciser de façon didactique le sens et les implications juridiques des trois critères énoncés à l’article 17.1, dans le but de permettre aux clubs et aux joueurs, à défaut de clause d’indemnisation, de pouvoir anticiper le montant de l’indemnité qu’ils devront verser à leur cocontractant en cas de résiliation unilatérale d’un contrat de travail. Concernant la prise en considération « du droit en vigueur dans le pays concerné », le TAS a précisé que ce premier critère ne signifie pas qu’il est nécessaire de calculer le montant conformément au droit national, mais plutôt que les arbitres doivent s’assurer que la sentence ne viole pas les principes du droit national concerné. Cette interprétation a justifié le refus des arbitres de calculer le montant de l’indemnité en appliquant le droit écossais en matière de responsabilité contractuelle, comme le demandait Heart. Ensuite, le TAS a interprété la prise en compte de la « spécificité du sport » imposée par le texte comme la nécessité de rechercher un équilibre entre le principe de stabilité contractuelle qu’entend protéger la FIFA et la libre circulation des joueurs, liberté fondamentale garantie par le droit de l’Union Européen et réaffirmée dans l’arrêt Bosman rendu par la Cour de Justice des Communautés Européennes en 1995. Enfin, le TAS a étudié l’opportunité de la prise en compte de trois critères objectifs présentés par les parties dans cette affaire : la « valeur marchande » du Joueur sur le marché des transferts, le montant du transfert versé par Heart lors de l’acquisition du Joueur en 2001, et enfin le montant des salaires restant due au Joueur sur le fondement de son contrat de travail avec Heart. Le TAS a refusé de prendre en compte la valeur marchande du Joueur évalué par Heart à 4 millions GBP, considérant que cela conduirait à indûment enrichir Heart et dans le même temps à sanctionner le Joueur trop durement, ce qui n’est pas le but de l’article 17, ni l’objectif du TAS. Les arbitres suisses ont également refusé de prendre en considération la demande de Heart tendant à obtenir à titre de compensation les 75 000 GBP correspondant au montant versé au club d’Arbroath en déclarant que cette question aurait dû être résolue en amont, lors de la conclusio1n ou durant l’exécution du contrat de travail de Webster. Selon eux, attacher le coût du transfert à un joueur après la rupture unilatérale de son contrat aurait conduit à un retour du droit du sport à la période pré-Bosman, « où la liberté de mouvement était indûment entravée par les frais de transfert ». Ainsi, le TAS a considéré que, conformément à l’article 17, le seul critère approprié pour déterminer le montant de l’indemnité était le salaire restant dû au Joueur. Les arbitres ont indiqué qu’ils ne trouvaient aucune raison d’accorder plus d’indemnité à Heart : tout comme un joueur est en droit de recevoir le reste de son salaire si son contrat est résilié unilatéralement par son employeur, le club devrait lui aussi être seulement en droit de réclamer un montant similaire au joueur. Par conséquent, le TAS a condamné le Joueur a versé un montant de 150 000 GBP, correspondant aux salaires restants dus en vertu du contrat de travail résilié sans juste cause, en plus d’un taux d’intérêt moratoire annuel de 5%. L’arrêt rendu par le TAS démontre une claire intention d’imposer un principe d’égalité entre les joueurs et les clubs quant aux sanctions encourues sur le fondement de l’article 17 du RSTJ de la FIFA. Cette décision démontre aussi la volonté claire des arbitres de s’inspirer de la solution de l’arrêt Bosman pour le transposer à l’article 17. Par conséquent, de nombreux observateurs avait prédit que cette décision aurait un  » effet libérateur  » pour les joueurs, comme ce fut le cas à la suite de l’arrêt de la CJCE, et leur permettrait dès lors de pouvoir changer de club à tout moment, et à un moindre coût. Cependant, cet arrêt a été l’objet de nombreuses critiques, notamment en raison de l’atteinte importante portée au principe de stabilité contractuelle. En outre, cette sentence remettait en cause le système existant qui avait le mérite d’assurer un certain équilibre financier entre les clubs formateurs disposant de jeunes joueurs talentueux et les clubs riches au moyen de l’indemnité de transfert. De plus, une telle décision était susceptible de remettre en cause le modèle économique du football professionnel, reposant en partie sur l’achat et la revente de joueurs. En effet, en recrutant le Joueur a un très jeune âge et en investissant ses ressources dans le but de le faire progresser, Heart espérait en retirer un double profit : premièrement, un profit sportif, en alignant le Joueur dans l’équipe première pendant plusieurs années ; mais également un profit économique, en espérant le revendre à un autre club pour un montant de transfert plus important. Or, en refusant de prendre en compte le prix de transfert et la valeur marchande du Joueur, le TAS a totalement négligé cet aspect économique, devenu pourtant l’un des éléments centraux du football moderne. C’est la raison pour laquelle le TAS a rapidement procédé à un revirement de jurisprudence, à l’occasion de lasentence Matuzalem prononcée par le tribunal arbitral basé à Lausanne en 2008. Il est également probable que la solution de la sentence Webster ait été fortement influencée par les circonstances particulières de l’espèce, et notamment le mauvais traitement dont a été victime le Joueur avant de résilier son contrat de travail. En effet, au seul motif de l’exercice par le Joueur de son droit légitime de refuser de prolonger son contrat avec Heart, il avait été relégué sur le banc pendant près d’une saison et avait fait l’objet de plusieurs critiques publiques de la part des dirigeants du club. Dès lors, il est probable que le TAS n’ait pas voulu verser une compensation trop importante à un club coupable de ce mauvais traitement. La sentence Webster, annoncée comme un véritable séisme, ne semble ne pas avoir créé l’impact craint par l’ensemble du mouvement sportif à l’époque. Face aux conséquences économiques de cette sentence, les clubs se sont mieux organisés en privilégiant des renouvellements de contrat ou en procédant à la vente du joueur lors de la période protégée. Plusieurs joueurs se sont inspirés de la décision Webster  À l’été 2020, on a eu droit à la saga Neymar. Pas totalement épanoui au PSG, le crack brésilien souhaitait négocier son retour au FC Barcelone. Mais le transfert ne s’est pas fait car le club catalan n’avait pas les fonds nécessaires. Toutefois, le clan Neymar et les dirigeants du Barça  ont élaboré un plan astucieux pour faire revenir l’ancien joueur de Santos au Camp Nou, trois saisons seulement après que le PSG a déclenché une clause libératoire de 222 millions d'euros. La clé de ce plan reposait sur l'utilisation de la « décision Webster ». D’après certains experts en droit du sport, la résiliation de Neymar aurait coûté environ 160 millions d’euros au clan du brésilien et au Barça. En manque de liquidité, le Barça n’a pas pu conclure l’affaire et Neymar a fini par prolonger son contrat au PSG.  https://twitter.com/FCBNewsFR_/status/1240563662659571712?s=20&t=rWddKy3vEaAqarhKo7ef5g Une dizaine d’années plutôt, Matuzalém s’est également prêté au jeu. Agé de 24 ans à l’époque, le milieu de terrain brésilien a signé au Shakhtar Donetsk en juin 2004 en provenance de Brescia pour une indemnité de transfert évaluée à 8 000 000 €. Trois ans plus tard, Matuzalém a « résilié » unilatéralement son contrat alors qu’il était encore lié au club ukrainien pour deux saisons. Deux semaines plus tard, il a été présenté comme nouvelle recrue du Real Zaragoza. Le Shakhtar a porté l'affaire devant la FIFA et en novembre 2007, le joueur et Saragosse ont été reconnus « solidairement responsables » et condamnés à payer 6 800 000 €. Le Shakhtar a fait appel au TAS dans le but d'augmenter l'indemnisation et en mai 2009, le montant a presque doublé pour atteindre 11 858 934 €. La décision a été confirmée par le Tribunal fédéral suisse.  En octobre 2010, alors que Wayne Rooney entamait des négociations contractuelles avec Manchester United, le Daily Mail a révélé que l'attaquant des Red Devils avait informé la direction du club qu'il envisageait d'utiliser l'article 17 si les pourparlers ne se déroulaient pas comme son conseiller et lui espéraient. Certains observateurs estimaient que Rooney aurait pu racheter le reste de son contrat pour 5 millions d’euros. Au final, l’international anglais a choisi de signer un nouveau bail avec Manchester United.  Un autre cas a également été une illustration parfaite de la décision Webster. En juin 2011, après avoir évolué trois saisons sous le maillot des Rangers, Madjid Bougherra souhaite quitter le club et décide d’invoquer l’article 17 du règlement du statut et du transfert des joueurs. Autant dire qu’il a été à bonne école, puisqu’il a côtoyé Andy Webster lui-même chez les Gers entre 2008 et 2011. Le défenseur algérien avait initialement signé un contrat de 4 ans avec les Rangers. En 2011, il lui restait donc une année de contrat. Les journaux écossais évoquaient une somme d’un million de livres au cas où Bougherra décidait de résilier. Toutefois, en août 2012, le club qatari Lekhwiya engage l’international algérien contre un chèque de 3 millions de livres. Les Rangers ont donc décidé de vendre le joueur sous peine de perdre environ 2 millions de livres.  De nombreux autres joueurs ont se sont reposés sur ce fameux article 17 pour changer de club. On peut citer par exemple El Hadary lors de son passage d’Al Ahly au FC Sion en 2018. Lewandovski y a également songé en 2022 pour forcer un départ en Catalogne.  En définitive, cette fameuse décision Webster, bien que méconnue du grand public, a changé le rapport de force entre clubs et joueurs. Ce rapport de force s'est clairement inversé. Les joueurs ont désormais la possibilité d’être maitre de leur destin une fois la période protégée consommée. Généralement, lorsque les joueurs activent ce levier, ils savent déjà où ils vont s’engager, ce qui remet en cause le principe selon lequel les clubs n’ont pas le droit d’entrer en négociation avec un joueur sous contrat, sauf si ce dernier est à 6 mois ou moins de l’expiration du bail qui le lie à son club actuel. Une chose est sûre, on n’a pas fini de parler de Webster et de cette fameuse décision même si l'activation de l'article 17 reste assez rare. Source : Avec Jurisportiva

Associations d’agents

Une nouvelle association porte plainte contre la FIFA

Le nouveau règlement des agents de joueurs établi par la FIFA n’a pas fini de faire réagir. Depuis son adoption le 16 décembre dernier, la Fédération Internationale doit faire face aux protestations intermédiaires, qui pestent notamment contre le plafonnement de leurs commissions. Une restriction que les agents n’ont pas hésité à dénoncer après avoir souligné l’absence de consultation de la FIFA dans le processus de réforme de la réglementation pour mieux encadrer la profession. C’est le cas de Football Forum, une association ayant pour rôle la défense des intérêts des agents, qui a indiqué en décembre dernier l’intention de déposer une plainte contre la FIFA. Aujourd’hui, c’est au tour de la Professional Football Agents Association (PROFAA) de s’attaquer à l’instance dirigée par Gianni Infantino. Avec pour figure de proue Erkut Sogut, l’agent de Mezut Ozil, PROFAA a annoncé via un communiqué avoir déposé en Suisse une plainte contre la FIFA afin que le nouveau règlement soit révisé. L’Association n’a pas manqué de souligner que la FIFA ne les avait pas convié dans le processus de consultation. La pression monte autour de la FIFA au moment où de nombreuses associations nationales d’agents remettent en question le nouveau règlement. La Fédération internationale n’a pas encore communiqué sur ces premiers revers d’une réglementation qui se voulait plus transparente.

Actualités

Thomas Meunier se passe des agents

Thomas Meunier a toujours aimé faire les choses à sa façon. Le latéral des Diables a donc décidé de ne plus compter sur un agent mais de gérer sa carrière lui-même. Thomas Meunier (31 ans) évolue au Borussia Dortmund depuis 2020. Après avoir été écarté des terrains pour une fracture de la pommette, il retrouve ses sensations. Et s'il est encore sous contrat jusqu'en 2024, Meunier règlera à l'avenir les détails de ses contrats par lui-même. "C'est vrai, je suis indépendant désormais", confirme-t-il à SPORT1. "Ce n'est pas ingérable. Je suis dans le monde du football depuis de longues années, je connais les personnes importantes dans les grands clubs. J'ai les contacts qu'il faut". Plus d'intermédiaire donc entre les clubs et Meunier. "Si j'ai besoin d'un nouveau challenge un jour, je peux contacter les clubs par moi-même et tout gérer", conclut le Diable Rouge. Meunier gère désormais ses intérêts en raison de la fin de sa collaboration avec son agent de longue date, Jacques Lichtenstein qui souhaite se retirer du business. Le défenseur belge a également été représenté par Didier Frenay lorsqu’il évoluait en Belgique. Thomas Meunier avait d’ailleurs porté plainte contre son ancien agent pour « escroquerie et abus de confiance » devant le tribunal de Liège. https://twitter.com/eurofootcom/status/1614212151496916995?s=46&t=of38rgumxfHnzlkzBlvgjQ La défenseur belge l’accusait d’avoir passé un accord avec le FC Bruges dans son dos en 2011. Son conseiller aurait imaginé un montage financier avec le club. L’idée : le racheter au Vitron, puis en cas de revente ultérieur, se partager l’indemnité de transfert à 50-50. Petit problème, Didier Frenay n’aurait pas eu en premier lieu l’accord du joueur. Un acte répréhensible qui l’avait conduit devant les tribunaux. Michelangelo Minieri a aussi représenté le joueur de Dortmund pendant quelques temps. Thomas Meunier suit donc la voie d’un de ses coéquipiers en sélection, Kevin De Bruyne qui avait négocié seul sa dernière prolongation de contrat à Manchester City, se passant ainsi des services de son agent Patrick De Koster, en état d’arrestation (pour mauvaise gestion financière, ndlr) au moment des faits.

Réglementations

Mode d’emploi du TPO, des fonds d’investissement jouent aux agents

Doyen Sports, au coeur des nouvelles révélations de Football Leaks, vendredi, s'est fait une spécialité de la tierce propriété ou TPO, un système interdit par la Fifa en 2015 mais détourné qui permet de spéculer sur des «parts» de joueurs. Explications. La TPO, c'est quoi ? Interdite par la Fifa en mai 2015 mais encore bien en place sous d'autres formes, la tierce propriété ou TPO («third-party ownership») désigne la vente par un club d'une partie des droits économiques d'un joueur à un tiers. Celui-ci peut être une personne physique ou une personne morale, comme un fonds d'investissement, à l'image de XXIII Capital, Fair Play Capital ou Doyen Sports, le plus connu d'entre eux. Soit le club vend à ce tiers des "parts" de ses joueurs pour combler un déficit d'exploitation (TPO de trésorerie), soit il fait appel à lui pour acheter un joueur qu'il n'a pas les moyens d'acheter seul, en éhange d'un pourcentage sur les droits économiques dudit joueur (TPO d'investissement). Dans les deux cas, la "tierce partie" se rémunère sur la plus-value réalisée lors de l'éventuel futur transfert du joueur, à hauteur du pourcentage des droits qu'elle possède. La TPO, ça rapporte combien ? Le cas d'Alexandre Pato, cité dans une communication de la Commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale, en juin dernier, est un exemple (extrême) de la rentabilité potentielle de la TPO : en 2005, alors que l'attaquant brésilien évoluait à Porto Alegre, un tiers avait acheté 50% de ses droits économiques contre 200 000 € ; lors de la vente du joueur à l'AC Milan en 2007 pour 28 M€, il en a récupéré la moitié, 14 M€, soit une culbute de... 6800% en deux ans. Plus récemment, en 2014, Doyen Sports, qui posséde 33% des droits économiques d'Eliaquim Mangala depuis 2011, a touché 18M€ sur les 54M€ du transfert du défenseur international français du FC Porto à Manchester City. A l'inverse, si le joueur ne confirme pas et n'est pas transféré, le tiers peut-il perdre sa mise ? Logiquement oui, mais les documents déjà révélés par Football Leaks en octobre 2015 montrent qu'un fonds comme Doyen Sports s'entoure d'autres garanties auprès du club et qu'une mauvaise surprise paraît très improbable. Le marché de la TPO s'est d'ailleurs envolé. Selon le Centre de droit et d'économie du sport (CDES) de Limoges qui a enquêté pour la Fifa, il a représenté en 2013 la coquette somme de 544 M$ (523 M€). Cette même année, une "tierce partie" est intervenue dans 10% des transferts internationaux. Pourquoi la TPO est-t-elle interdite ? Pour deux raisons surtout. Les détracteurs de la TPO - dont le syndicat international des footballeurs - critiquent l'atteinte aux libertés fondamentales du joueur qui ne maîtrise plus entièrement la gestion de sa carrière. La politique sportive du club risque aussi de dépendre du bon vouloir de la "tierce partie" puisque l'intérêt de celle-ci est que les joueurs concernés soient transférés le plus souvent possible, pour un montant toujours plus important. Alors que la pratique de la TPO, courante en Amérique du Sud, s'était installée progressivement en Europe dans les années 2000, d'abord au Portugal puis en Espagne, et surtout après la crise financière de 2008 qui avait privé les clubs de solutions de financement, la Fifa a d'abord tenté de limiter «l'influence de tiers» sur les clubs dans un premier texte, avant de l'interdire formellement en décembre 2014, à compter du 1er mai 2015. A l'époque, la TPO était déjà proscrite dans certains pays comme le Royaume-Uni ou la France. En théorie. Jamais de TPO en France, vraiment ? Selon un document interne de la Ligue rédigé en avril 2015 - juste avant l'entrée en vigueur de l'interdiction - et cité en septembre suivant par le Journal du Dimanche, près de la moitié des clubs français (47%) avaient déjà «rencontré» à cette époque des joueurs en TPO, le plus souvent d'Amérique du Sud. Au point de les enrôler ? «Il existe d'énormes doutes» confiait à l'hebdomadaire Bernard Caïazzo, président de Saint-Etienne et du syndicat Première Ligue. Le nouvel article 18 ter du Règlement Fifa qui interdit le TPO. Que s'est-il passé après l'interdiction de la TPO ? La Fifa a distribué des amendes à certains clubs (pas les plus gros) en contravention avec le nouvel article 18 ter de son Réglement du statut et du transfert du joueur. Le Séville FC, Santos au Brésil, Saint-Trond en Belgique ou encore Twente aux Pays-Bas en ont fait les frais. Pour autant, les partisans de la TPO n'ont pas désarmé. Doyen Sports, en première ligne, mais aussi la Ligue espagnole et la Ligue portugaise, ont multiplié les recours, au nom de la libre entreprise et de la libre concurrence, devant la justice de plusieurs pays et la Commission européenne. Non sans succès parfois : en décembre 2015, le TAS a donné raison à Doyen dans une procédure engagée contre le Sporting Portugal dont le nouveau président ne voulait pas payer de plus-value au fonds sur le transfert en 2014 du défenseur argentin Marcos Rojo à Manchester United. Qu'est-ce que le... TPI qui a pris la place de la TPO ? Le TPI ou «third party investment» est une parade à la fin de la TPO et plus largement un dispositif défendu par ceux qui veulent disposer de nouveaux leviers économiques pour résister aux grandes fortunes du football. «Je ne suis pas pour la tierce propriété, mais je suis ouvert au TPI», disait par exemple Vincent Labrune, ex-président de l'OM, à l'AFP en février 2016. Concrètement, le TPI, pas plus permis en France que ne l'était la TPO, n'autorise plus un tiers à devenir propriétaire des droits économiques des joueurs, mais il peut agir comme un banquier permettant au club de se financer ou de financer l'acquisition de joueurs. Dans ce cas, le remboursement des prêts est déconnecté d'une éventuelle plus-value à la revente des joueurs. Le tiers se rémunère via des intérêts attractifs ou un pourcentage sur les actifs des clubs. «Une "nouvelle" forme qui ressemble malgré tout comme deux gouttes d'eau au TPO d'investissement», observe dans France Football Christophe Lepetit, chargé d'études au CDES. Et de pointer des «dérives potentielles pas si éloignées que cela de celles de la TPO» : dépendance des clubs aux "tierces parties", perte de contrôle des clubs sur les transferts et des joueurs sur leur carrière, sans oublier l'opacité quant à la provenance des fonds injectés dans les clubs. Ce que les révélations de Football Leaks sur Doyen ont confirmé vendredi. Source : L’Equipe

Actualités

Qui est Ricardo Regufe, le nouvel agent de Cristiano Ronaldo ?

De l’ombre à la lumière. À 43 ans, Ricardo Regufe a été propulsé sur le devant de la scène ces derniers jours. Méconnu du grand public, il est l’homme qui a manœuvré en coulisses pour régler le transfert de Cristiano Ronaldo à Al Nassr. Mais qui est-il ? Dans les médias, peu d’articles sur lui avant son coup de maître cet hiver. Il faut dire que ce Portugais fait preuve d’une extrême discrétion dans la presse. Mais en se baladant sur ses réseaux sociaux, il est possible d’en savoir un peu plus à son sujet. Sur Instagram, on découvre un homme au look soigné et au physique de sportif, qui mène une vie à 100 à l’heure tout en étant proche de sa famille. Cette personnalité, qui possède 387 000 followers sur ce réseau social, a d’ailleurs multiplié les photos et vidéos de CR7 sur son compte lors de son voyage pour Riyadh lundi. Histoire de montrer qu’il est bien l’homme derrière cette opération à plusieurs millions d’euros. Longtemps conseillé par Jorge Mendes, l’attaquant de 37 ans a décidé de s’en débarrasser et de confier la gestion de ses intérêts à "Ricky" Regufe, épaulé par des avocats. Nike, le point de départ de leur relation Cela ne s’est pas fait en un clin d’œil car CR7 le connaît depuis vingt ans. Tout a commencé en 2003. À cette époque, Regufe, représentant chez Nike depuis 2000, collaborait avec l’équipe nationale du Portugal. Sa mission était de gérer notamment les séances photos mais aussi répondre aux besoins des joueurs lorsqu’ils demandaient des paires de chaussures. C’est là qu’il a fait la connaissance de CR7. Rapidement, ils se sont bien entendus et leurs liens n’ont pas été rompus au fil des années. Il a d’ailleurs encouragé le joueur à signer chez Nike. Ce qu’il n’a pas manqué de mentionner sur LinkedIN, lorsqu’il a quitté son poste au sein de l’équipementier à la virgule. «Avoir commencé à travailler pour Nike à l’âge de 21 ans était un rêve devenu réalité ! Et j’étais loin de savoir que cela changerait ma vie pour toujours ! 2 ans après avoir commencé j’ai signé le meilleur joueur de tous les temps ! Cela a complètement changé la donne pour Nike, pour CR et pour moi évidemment ! Quel voyage incroyable ce fut! 18 ans à travailler pour une si grande entreprise avec tant de collègues talentueux, joueurs, entraîneurs, agents, etc. J’ai beaucoup appris avec chacun d’eux. Cela m’a aidé à atteindre le meilleur de moi-même grâce à beaucoup de dévouement, de passion, de travail acharné, de résilience et de cohérence ! Il n’y a pas de ligne d’arrivée… !» Il est devenu son manager personnel en 2018 En 2018, il est donc officiellement devenu le manager personnel de Cristiano Ronaldo, qui a été impressionné par lui au fur et à mesure des années. Ami et proche du footballeur, il l’a accompagné et même conseillé lors d’évènements commerciaux. Petit à petit, il a pris de plus en plus de place et a fait de l’ombre à Jorge Mendes. Depuis l’échec du départ de CR7 cet été, le super agent a perdu la confiance de sa poule aux œufs d’or. Les relations entre les deux hommes se sont rafraîchies mais Mendes était toujours officiellement son conseiller. De son côté, Regufe, qui n’est pas agent mais qui s’occupait de dossiers commerciaux, a pris plus de poids. The Athletic explique que lorsque Manchester United devait organiser des choses avec le joueur, les dirigeants anglais l’appelaient lui, et non Mendes. Ils estimaient qu’il était le seul à pouvoir diriger voire cadrer CR7. L’attaquant de 37 ans l’a souvent écouté sauf au moment de l’interview donnée à Piers Morgan. Regufe, comme Mendes d’ailleurs, était contre. Il avait dit au joueur de rester et de se battre pour sa place chez les Mancuniens. Il a empoché 30 M€ grâce au transfert de CR7 à Al Nassr Un entretien qui a provoqué son départ. Libre, CR7 pouvait se concentrer sur le Mondial. Et encore une fois, Regufe n’était pas loin. En effet, il était présent dans le camp de base de l’équipe nationale, à la demande du joueur. Le staff l’a accepté, les coéquipiers moins. Le Daily Mail a expliqué qu’une bonne partie des joueurs ne comprenaient pas sa présence y compris les jours de match, quand eux ne pouvaient accueillir personne. "Ricky" Regufe, lui, partageait leur lieu de vie. Déjà présent lors de l’Euro 2016, il avait obtenu une accréditation pour suivre l’équipe de plus près. Six ans plus tard, il était donc carrément avec l’équipe à l’hôtel. De plus en plus présent, celui qui vit à Porto a passé un cap supplémentaire cet hiver en travaillant sur le dossier Al Nassr. Une offre qui avait été faite initialement à Jorge Mendes. Mais Cristiano Ronaldo a décidé de traiter sans lui et a confié le dossier à son nouveau bras droit. Accompagné par des avocats, Ricardo Regufe a notamment planché sur la partie commerciale et a obtenu pour son joueur un contrat jusqu’en 2025 avec un salaire de 200 millions d’euros et plein d’autres avantages (jet privé mis à disposition pour sa famille et lui notamment). Sans compter ce qu’il aura en tant qu’ambassadeur après la fin de son bail. Mais Regufe a aussi été récompensé de ses efforts puisqu’il aurait empoché 30 millions d’euros selon la presse ibérique. La belle vie pour Ricky ! Source : Article paru initialement sur Foot Mercato

Actualités

Les agents menacent la FIFA de recourir à la justice américaine

La FIFA et "The Football Forum" (TFF) n'échangeront probablement plus un fanion d'amitié. En effet, le conflit entre l'organisation de défense des agents de joueurs influents et la Fédération internationale de football s'est récemment intensifié. La raison ? le nouveau règlement des agents de joueurs, dont la FIFA a récemment annoncé l'entrée en vigueur partielle ce lundi. Ce qui était surprenant, puisqu'en novembre, lors d'une réunion à Utrecht, un haut responsable de la FIFA avait plutôt évoqué mars 2023 comme date de lancement possible. Le fait que la Fédération internationale accélère maintenant serait une réplique à une menace des agents des joueurs. En effet, en octobre et en décembre 2022, la TFF a écrit une lettre enflammée aux membres du Conseil de la FIFA avant la ratification du nouveau règlement. Les deux documents sont signés par les membres du comité directeur de la TFF : Rafaela Pimenta, qui a succédé au regretté Mino Raiola, Jorge Mendes, qui représente les stars portugaises Ruben Dias et Bernardo Silva, Jonathan Barnett, dont l'agence abrite les stars de l'ICM Jack Grealish et Eduardo Camavinga - et Roger Wittmann, qui compte parmi ses clients Roberto Firmino, Julian Draxler et Marcel Sabitzer. The Football Forum remet en cause le nouveau règlement La correspondance adressée aux conseil de la FIFA est pleines d'explosifs. La TFF attire l'attention sur la prétendue incompatibilité des nouvelles règles d'intermédiation avec le droit de la concurrence et menace ouvertement les fonctionnaires : "Vous pourriez également être tenus personnellement et solidairement responsables des dommages causés au marché par de telles dispositions illégales". Compte tenu des millions d'euros versés dans le secteur - rien qu'en 2022, 585 millions d'euros de commissions ont été versés rien que pour les transferts internationaux, et si l'on ajoute la somme des transferts nationaux, la barre du milliard devrait être franchie depuis longtemps - une tentative d'intimidation qui n'a manifestement pas porté ses fruits. Lors de sa réunion pendant la Coupe du monde à Doha, à laquelle participait pour la DFB Peter Peters, directeur financier de Schalke depuis de nombreuses années, le Conseil a statué et a adopté la réforme. "Le nouveau règlement prévoit des normes de performance fondamentales pour les intermédiaires de football et leurs clients, y compris un système de licence obligatoire, l'interdiction de la représentation multiple afin d'éviter les conflits d'intérêts et la limitation des honoraires des intermédiaires, qui ont tous pour but de renforcer la stabilité des contrats, de protéger l'intégrité du système de transfert et d'assurer une plus grande transparence financière", peut-on lire dans le dernier communiqué dans lequel la FIFA annonce le coup d'envoi pour ce lundi. Une période de transition jusqu'en octobre est prévue pour les plafonds de commissions, qui devraient être la principale épine dans le pied des conseillers. https://twitter.com/fifamedia/status/1611351541176487938?s=46&t=QmK02T8sTo1FBOXZLYt5LA Dans certains pays, comme les États-Unis, les infractions au droit de la concurrence sont des délits passibles d'amendes et de peines d'emprisonnement. La TFF menace de saisir la justice américaine  En outre, Mendes & Co. critiquent la FIFA en matière de transparence ainsi que le manque de processus de consultation en amont. Ce dernier point serait une possible porte d'entrée juridique. Des experts indépendants ont également cité cette thématique comme point d'attaque potentiel auprès de Kicker. Les agents menacent de faire appel à la justice américaine, qui avait déjà fait parler d'elle en 2015 avec les "raids de la FIFA", les arrestations de nombreux fonctionnaires du football en Suisse, et qui avait sonné la fin de l'ère Sepp Blatter. "Dans certains pays comme les États-Unis, les infractions au droit de la concurrence sont des délits passibles d'amendes et de peines d'emprisonnement. Comme vous le savez, les autorités américaines exécutent régulièrement des mandats d'arrêt, y compris à l'étranger, y compris en Europe", peut-on lire dans l'une des lettres. https://twitter.com/mailsport/status/1611864025641504770?s=46&t=QmK02T8sTo1FBOXZLYt5LA Wittmann a été assez belliqueux par le passé. D'autre part, le successeur de Blatter, le non moins controversé Gianni Infantino, a cherché ces dernières années à se rapprocher des Etats-Unis de manière assez visible, en plus de son penchant pour le Proche-Orient. De plus, les États-Unis organiseront la Coupe du monde 2026 avec le Canada et le Mexique. Il serait surprenant que Washington mette les fonctionnaires de la FIFA au pied du mur en raison d'un éventuel problème de droit des agents. Une plainte de la TFF ne serait toutefois pas surprenante, d'autant plus que Wittmann, membre de son comité directeur, s'est montré assez belliqueux par le passé. Il est en conflit juridique avec la DFB à cause de l'ancien règlement, et voulait entre autres supprimer les obligations de publication des commissions. Dans cette affaire, la Cour fédérale de justice de Karlsruhe sera saisie en février. https://twitter.com/benni_hofmann/status/1612391795706429442?s=46&t=QmK02T8sTo1FBOXZLYt5LA La FIFA a fait cavalier seul selon L’EFAA La FIFA a déclaré qu'elle avait mené un "vaste processus de consultation avec tous les acteurs clés du football international". Mais les principaux agents, dont Jonathan Barnett, qui représente Gareth Bale et Jack Grealish, ont vivement contesté les affirmations de la FIFA. Il en va de même pour les organismes représentant les agents. "Les agents n'ont pas été consultés à titre officiel et les décisions de la FIFA n'ont pas véritablement pris en compte les points de vue des parties prenantes du football ; au contraire, elles ont été prises unilatéralement", a déclaré l'Association européenne des agents de football (EFAA). Nous n'avons pas encore rencontré un seul groupe d'agents dans le monde qui ne soit pas préoccupé par l'éventualité d'un plafond d'honoraires, et nous n'avons pas non plus rencontré un seul agent en faveur d'un tel plafond - une position surprenante, car notre domaine est sur le point d'être bouleversé sans la moindre consultation. Cependant, Barnett, le Britannique que Forbes a désigné comme l'agent sportif le plus puissant du monde en 2019, a déclaré à ce journal : "Je comprends que mon nom figure sur une liste de ceux que la FIFA prétend avoir consultés. Je n'ai jamais participé à aucune sorte de consultation avec la FIFA. Je suis allé à une réunion en m'attendant à être consulté, mais au lieu de cela, ils nous ont juste dit ce qu'ils avaient l'intention de faire et je suis parti. L'idée que la FIFA se fait de la consultation n'est pas ce qui est défini dans le dictionnaire anglais". Gianni Infantino, le président de la FIFA, a déclaré qu'il était "très préoccupé par les énormes sommes d'argent qui sortent de l'industrie du football". Infantino soulignait que les honoraires des agents en 2019 totalisaient environ 550 millions de livres sterling, sur une dépense globale pour les transferts de 5,5 milliards de livres sterling. Mais les agents s'opposent à un plafonnement de leurs revenus alors qu'il n'en existe aucun dans d'autres secteurs, où la part de l'agent est généralement comprise entre 10 et 20 %, voire plus. Les agents estiment également que la FIFA a outrepassé ses attributions légales en introduisant une telle limite. L'EFAA a ajouté : "Nous avons parlé avec des agents en Amérique du Sud, en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique, en Asie et en Australie - pas un seul agent ne se sent respecté ou pris en compte à la fois par le soi-disant "processus de consultation" de la FIFA dans l'élaboration de nouvelles réglementations, ni par le projet de réglementation lui-même. Nous ne voulons rien d'autre qu'une profession réglementée avec des normes de qualité élevées. Cependant, la proposition de la FIFA ne permettra pas d'atteindre ces objectifs. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés alors qu'un organisme cherche à démanteler l'ensemble de notre profession. Nous avons donc entamé une action en justice contre la FIFA, avec l'intention d'obtenir en fin de compte qu'une Cour européenne bloque ces réglementations dans toute l'UE".

Réglementations

La nouvelle règlementation FIFA remet de l’ordre chez les agents de joueurs

Lundi 9 janvier 2023 sonnera comme un nouveau départ pour les agents de joueurs. En effet, la FIFA mettra en application son nouveau règlement pour « un système de transferts plus juste et transparent ». Ce lundi, le nouveau règlement de la FIFA relatif aux agents de joueurs entrera en vigueur avec en prime la réintroduction d’une licence, l’interdiction de la pluri-représentation et le plafonnement des commissions, a annoncé la Fédération internationale ce vendredi. Cette nouvelle réglementation a été adoptée par le Conseil de la FIFA en décembre dernier à Doha « une étape décisive […] dans la mise en place d’un système de transferts plus juste et transparent dans le football ». « Le règlement permet d’instaurer des normes minimales pour encadrer la fonction d’agent et les services fournis aux clients, avec notamment la création d’un système d’émission de licences obligatoires, l’interdiction de la pluri-représentation afin d’éviter les conflits d’intérêts ou encore le plafonnement des commissions des agents », a précisé dans un communiqué la FIFA, qui espère ainsi « renforcer la stabilité contractuelle, protéger l’intégrité du système des transferts et parvenir à une plus grande transparence financière ». https://twitter.com/fifamedia/status/1611351541176487938?s=46&t=Z0xdGlJhSW2Ck7D1kaCGRw La FIFA a mis sur pied un département Agents qui sera en charge de la gestion des procédures relatives aux litiges impliquant des agents de football décidés par la Chambre des Agents du Tribunal du Football de la FIFA et les demandes de licence pour devenir et rester un agent licencié de la FIFA. La nouvelle licence FIFA La procédure d’obtention d’une licence d’agent FIFA cette fois-ci sera effective à partir de lundi mais « une période de transition est prévue concernant l’obligation de faire appel exclusivement à des agents titulaires d’une licence ainsi que le plafonnement des commissions, qui entreront en vigueur au 1er octobre 2023 », a détaillé l’instance faîtière du football mondial. Pour obtenir le précieux sésame, les candidats devront passer un examen d'une durée de 60 minutes au cours duquel ils devront répondre à 20 questions à choix multiples (QCM) au sujet du système des transferts et les réglementations FIFA. Il faudra obtenir un résultat supérieur ou égal à 75% de bonnes réponses pour avoir sa licence. Chaque postulant devra se munir de son propre ordinateur et de sa propre connexion internet. Il n'y aura pas de niveau scolaire minimum requis pour avoir le droit de passer ledit examen. Pas d'exception pour les avocats, comptables, anciens joueurs etc qui devront désormais obtenir leur licence pour pouvoir exercer. Les seules dérogations sont accordées aux personnes ayant obtenu une licence d’agent conformément aux dispositions des éditions 1991, 1995, 2001 ou 2008 du Règlement des Agents de Joueurs de la FIFA. Les épreuves d'évaluation seront disponibles sur le plan mondial en trois langues : l'anglais, le français et l'espagnol. Une fois la licence obtenue, le lauréat devra verser 600 dollars chaque année en guise de frais de licence avec en prime un accès à la plateforme des agents. Six documents serviront de base (sans être exhaustif) pour affronter l'examen : les Statuts de la FIFA, le règlement sur les agents, le code disciplinaire de la FIFA, le Code Ethique de la FIFA, le règlement du statut et du transfert des joueurs, le document sur la prévention en faveur des enfants: FIFA Guardians. Enfin, le tout premier examen de la nouvelle version de la licence FIFA aura lieu le 19 avril prochain. La fenêtre d'inscription est débutera le 9 janvier et se terminera le 15 mars 2023. Cette nouvelle réglementation est censée pallier le défaut de régulation encadrant la profession d’agent depuis la suppression des licences par la FIFA en 2015. En effet, de nombreuses dérives, comme la présence de faux-agents dans les transactions, ont été enregistrées ces dernières années. Conscient du problème, la FIFA étudie depuis 5 ans, une manière adéquate de mettre sur pied une nouvelle réglementation. Des associations membres, parties prenantes et organisations d’agents ont même été consultées pour trouver un équilibre dans le nouveau système. Jonathan Barnett a néanmoins démenti toute consultation par la FIFA. Depuis 2015, seules certaines fédérations contrôlent encore leurs compétences et leur activité, comme en France où les agents doivent passer un examen et où leur comptabilité peut être soumise depuis 2017 à la DNCG, le gendarme financier du foot. Plafonnement des commissions Le Centre international d’étude du sport (CIES) de Neuchâtel, en Suisse, avait ainsi dénoncé en 2018 « une situation de Far West en bas de l’échelle », avec une concurrence féroce entre intermédiaires, « et un haut niveau de concentration dans les segments des plus lucratifs », contrôlés par une poignée d’agents stars. L’autre critique récurrente contre les agents concerne leur rémunération, principalement indexée sur le montant des transferts plutôt que sur le salaire des joueurs, les incitant à pousser au changement de club. On a tous à l’esprit les commissions faramineuses touchées par Mino Raiola sur le montant du transfert de Pogba de la Juventus à Manchester United en 2016 (49 millions d’euros, frais de représentation du joueur inclus, ndlr). La FIFA entend mettre un terme à ce système avec un plafonnement des commissions fixé entre 3 % et 6 % du salaire annuel, si l’agent représente le joueur et/ou le club acheteur, et à 10 % sur les indemnités de transfert s’il représente le club vendeur. Une nouvelle qui avait fortement déplu aux agents qui l’avaient fait savoir via leur association The Football Forum. Ils menacent de déposer des plaintes dans différentes juridictions pour barrer la voix au plafonnement de leurs rémunérations. Ceci constitue, selon eux, une entrave à la libre concurrence. Les plus grands d’entre eux ne souhaitent en aucun cas voir leur position dominante sur le marché disparaître.